Aider une personne fragilisée, malade, vieillissante, n’est pas toujours chose facile. Un aidant a besoin de beaucoup de temps et d’énergie. Parfois, le moral s’en ressent, la solitude s’installe et la fatigue apparaît.
L’aidant se sent isolé : S’occuper d’une personne âgée fragilisée voire en perte d’autonomie conduit parfois l’aidant à perdre contact avec l’extérieur. Or il s’avère difficile d’assumer seul la situation, même en y mettant tout son cœur.
Cet isolement est à prendre très au sérieux : il peut générer une dépression chez les aidants familiaux.
Il est de ce fait conseillé de rencontrer les associations de familles ou les groupes de paroles pour discuter, échanger sur ce que l’on vit, ses difficultés, ses interrogations…
Les aidants peuvent faire appel à la justice pour assister la personne dépendante, qui, sans être hors d’état d’agir elle-même, a besoin d’être assistée ou contrôlée de manière continue dans les actes de la vie civile, du fait de l’altération de ses facultés mentales, ou lorsque ses facultés corporelles sont altérées au point d’empêcher l’expression de sa volonté, et pour qui toute autre mesure de protection moins contraignante serait insuffisante.
Confier certaines tâches à d’autres ne signifie pas abandonner ses proches. La présence d’intervenants professionnels permet aux aidants de prendre du temps pour eux, de « souffler ». Il est indispensable de se ressourcer afin d’être plus disponible pour assister ceux qui nous entourent.

Guide de l'Aidant Familial